Nos domaines d’intervention

Réunion avec les femmes de Pougyango004 bdLe but premier poursuivi par l’Association est d’aider la population à subvenir à ses besoins élémentaires de vie, en clair, de passer d’une économie de survie ou de subsistance à une économie de croissance.

Précisons d’emblée que si ces paysans sont pour certains très pauvres, ils ne sont pas miséreux, ce qui veut dire qu’ils vivent de leur travail de la terre, ce qui est bien différent d’une dépendance totale des fonds humanitaires ou des dons internationaux,  comme dans le cas des populations déplacées ou incapables de subsister par manque de travail.

On peut ranger toutes nos actions en deux grandes catégories, celles à buts lucratifs (au moins court terme), et celles d’ordre social-éducationnel (mais parfois il y a interpénétration de ces deux sphères).

Dans le domaine des actions à buts lucratifs, on peut classer toutes les actions qui touchent à l’agriculture, le maraîchage, l’arboriculture, l’élevage.

Dans le domaine du social, on retrouve tout ce qui touche à la santé, la nutrition, la planification familiale, l’éducation.

Comment fonctionnons-nous ?

Par le partage d’idées, par des projets pris en charge par la population, des actions sur la globalité des composantes de la vie quotidienne et future, des interactions avec les animateurs et les comités de gestion de projet.

La base de notre engagement, ce sont les discussions, souvent effectuées « sous l’arbre à palabres », car aucun projet viable à long terme ne peut être mené en Afrique sans une compréhension réelle du problème et du besoin par « les Blancs » (Nassaras), et sans une appropriation du projet par la population locale.

Il y a donc échange permanent, confrontation des idées, modification des solutions mises en oeuvre en fonction de paramètres non-appréhendés au départ.

Lorsqu’un projet a été suffisamment « mûri », sur le plan du principe (apports potentiels à la population, possibilité de transfert des connaissances, appropriation du projet), vient la période de réflexion sur les modes de mise en place du projet, puis la problématique du financement du démarrage de l’action (cas d’un projet à but lucratif) ou du financement de l’action complète (cas d’un projet à but social).

Un des principes de base de nos actions consiste à répartir le financement de tout projet entre une part de don (la plus faible possible), et une part de crédit (remboursable sur des échéances compatibles avec les faibles revenus financiers de la population), pour responsabiliser tous les acteurs, et favoriser un déploiement envers d’autres bénéficiaires.

Une manière pour nous d’illustrer ce proverbe Mossi,

Si je te lave le dos, tu dois te laver le ventre ,

en d’autres termes, le paysan burkinabé doit être acteur de son propre développement par un investissement humain, temporel, et financier.

Cela rejoint bien le proverbe plus connu qui résume bien l’esprit de notre association

Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour.
Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours

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